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« La Syrie
est au Liban parce qu’il faut maintenir la paix ».
Cette réponse n’est pas seulement imprécise, mais aussise trouve
à aller à l’encontre de la position des Nations Unies et de la
communauté internationale sur la situation libanaise. En plus, elle fait
outrage à l’opinion exprimée par des centaines de milliers de citoyen-es
libanais-es qui sont récemment descendus dans les rues pour affirmer
leur refus à l’occupation syrienne du Liban.
À ce propos, il est impératif de rappeler à l’opinion publique
canadienne, ainsi qu’à notre Premier ministre, que la présence syrienne
au Liban n’est supportée par aucun mandat officiel, ni par les Nations
Unies, ni par le gouvernement libanais. La présence syrienne au Liban ne
répond qu’à une logique d’ « occupation » d’un pays souverain.
À ce titre, soulignons qu’en septembre 2004, le Conseil de sécurité des
Nations Unies votait la résolution 1559 qui réclame le retrait de toutes
les forces étrangères du Liban le démantèlement et le désarmement de
toutes les milices libanaises et non libanaises. La résolution réclame
également un processus électoral libre au Liban, élaborées en dehors de
toute interférence ou influence étrangère.
À ce jour, le gouvernement canadien n’a pas démontré un soutien clair à
cette résolution. Qui plus est, lors de son récent passage au Liban, le
ministre des Affaires étrangères du Canada, M. Pierre Pettigrew, n’a pas
cru bon de rencontrer les leaders de l’opposition libanaise. Pourtant M.
Terje Roed-Larsen, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le
processus de paix au Moyen-Orient, venait tout juste, quant à lui, de
consulter avec toutes les figures de proue de l’opposition. D’autant
plus qu’il devrait savoir — le RCPL n’a eu cesse d’envoyer de
l’information à ce sujet à son ministère — que de nombreux citoyens
libanais croupissent toujours, de façon illégale et dans des conditions
inhumaines, dans les prisons syriennes. À ce sujet, les lettres que le
RCPL a adressé au Premier ministre et au ministre des Affaires
étrangères sont demeurées sans réponses.
Le RCPL déplore la récente déclaration du Premier ministre Martin dans
la mesure où celle-ci peut être interprétée comme un support à
l’occupation syrienne du Liban — ce qui irait à l’encontre de tous les
principes et valeurs si chers aux Canadien-es, notamment, le respect des
droits de la personne et la promotion de la démocratie dans le monde.
Le RCPL demande au Premier ministre Paul Martin de :
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