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Encore une fois, et avant quelques jours du
Sommet de la Francophonie, mercredi le 16 octobre 2002, la liberté d'expression a été opressée - par les autorités libanaises - sur le campus de l'Université Saint-Joseph.
Les forces de l'ordre libanaises - notamment l'unité d'intervention rapide et la brigade antiémeute - se sont opposées à quelques 800 étudiants manifestant pacifiquement à l'occasion du Sommet de la
Francophonie à Beyrouth. Les étudiants ont protesté contre l'occupation
Syrienne du Liban et dénoncé les violations répétées des libertés publiques et des droits de
la personne. Ils ont aussi réclamé la réouverture de la chaîne de télévision MTV fermée abusivement depuis le 4 septembre.
Selon des sources crédibles, six étudiants, Édouard Chamoun, Rabih Khalifé, Charbel Khalil, Élie Chamoun, Paul Bassil, et Youssef Sadek ont été interpellés par les Forces de
Sécurité Intérieure (FSI) et libérés le soir, et quatre autres, Rami Saliba, Cynthia Zaraziri, Richard Younan et William Chémali,
ont été transportés à l'hôpital après avoir être blessés dans les échauffourées. Zaraziri, 19 ans,
a été gravement blessée. Elle a reçu des coups de crosse sur le cou, le dos, l'épaule et les oreilles de sorte qu'elle n'arrive plus à bouger aucun de ses membres. Elle a l'épaule gauche démise, un affaissement des vertèbres et souffre de plusieurs contusions. Les plaies d'une opération aux oreilles qu'elle avait faite quelques jours auparavant se sont également rouvertes à cause des coups.
Suite à cette nouvelle scène dramatique, RCPL appelle tous les
participants au IX è Sommet de la Francophonie à intervenir auprès
des autorités Libanaises pour:
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se conformer aux principes de base de la Francophonie, et exiger la création d'un
comité d'observation (des pays Francophones), pour s'assurer de la promotion et l'instauration de la démocratie au Liban, ainsi que du respect des droits
universels de la personne, notamment les libertés civiles et la liberté d'expression.
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cesser les arrestations arbitraires, illégales et régulières journalières pour
les jeunes activistes, étudiants, cadres supérieurs, journalistes, avocats, médecins et ouvriers
et respecter leurs droits légitimes d' exprimer leur opinion d'une façon pacifique et civilisée. |
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libérer tous les
prisonniers de conscience et les détenus arbitrairement dans les prisons.
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